samedi 31 mars, c’est la journée mondiale de visibilité trans. Défendre les droits humains : c’est l’affaire de tout-te-s !

Ce samedi 31 mars, c’est la journée mondiale de visibilité trans. Défendre les droits humains : c’est l’affaire de tout-te-s !

VENDREDI, 30 MARS, 2018
L’HUMANITÉ

Par Gabriel Laumosne (2) Membre de Fier-e-s et Révolutionnaires PCF LGBT+

Défendre les droits Humains

Le 1er avril, cela fera un an que nous aurons connaissance de l’existence de camps/prisons pour homosexuel-le-s en Tchétchénie au travers d’un article du journal russe indépendant Novaïa Gazeta. Cet article décrivait avec précision les conditions d’internement et le devenir tragique et injuste de milliers de Tchétchènes dont les droits et même l’existence ne sont pas reconnus. Quand ce ne sont pas des corps qui sont retrouvés, les homosexuel-le-s sont rendu- e-s à leurs familles pour être tué-e-s.

Triste anniversaire que ce 1er avril, rien n’a changé. Dans le monde, la condition des personnes LGBTI (1) n’est pas idyllique, loin de là, et des discriminations sont parfois institutionnalisées ou tolérées. La France reçoit tous les ans plusieurs centaines de demandes d’asile pour violences graves ou mises en danger de mort, mais bien souvent elles ne sont pas prises avec le sérieux qu’il serait nécessaire d’avoir. Nous exigeons que l’État revoie sa politique d’accueil des réfugiés LGBTI (tout comme l’accueil plus général des réfugiés). Nous devons aussi militer pour que la France s’engage à inclure le respect des droits LGBTI dans son action diplomatique. Les violences LGBTI-phobes, liées à l’identité de genre et à l’orientation sexuelle ainsi qu’à l’encontre des personnes intersexes, existent aussi partout sur notre territoire mais ne sont pas une fatalité. Les combats menés contre le rejet de l’autre et pour la conquête de nouveaux droits (mariage pour tous, PMA pour toutes les femmes et les trans, don du sang ouvert à tou-te-s…) portent leurs fruits, même si le niveau de violences relevé par SOS homophobie ne baisse pas. Au même titre que le sexisme, le racisme, et que toutes formes de discriminations, nous nous devons en tant que forces progressistes de combattre ces discriminations LGBTI. Combattre toute LGBTI-phobie, c’est combattre le système d’oppressions mis en place. Ne combattre qu’une discrimination, c’est créer des hiérarchisations entre discriminations, c’est entretenir de la souffrance quand il faudrait au contraire tou-te-s se soutenir. Humanistes, nous nous devons d’aborder la lutte contre toutes les discriminations. Cet enjeu de société est fondamental dans notre combat pour le dépassement du système capitaliste. Nous n’y arriverons qu’à la condition de dévisser tout ce qui maintient le système en place, et les discriminations y ont une bonne part.

Pas besoin d’être LGBTI pour soutenir la cause, ni même pour en devenir militant-e. C’est là une particularité qu’a Fier-e-s et Révolutionnaires, groupe de réflexion progressiste. Comme le montre notre page Facebook « Fier-e-s et Révolutionnaires PCF LGBT+ », nous sommes actifs pour lutter et revendiquer de nouveaux droits. Ce 31 mars est la Journée mondiale de visibilité trans (TDoV). Elle permet de populariser les luttes. La nécessité de réponses politiques aux besoins des personnes trans est criante : changement d’état civil, reconnaissance des réalités sur les conditions de vie et sur l’exclusion de ces personnes, accès aux soins… Des initiatives sont organisées en France, et à Paris sur la promenade Coccinelle (Pigalle), de 16 heures à 21 heures.

Par Gabriel Laumosne Membre de Fier-e-s et Révolutionnaires PCF LGBT+

(1) LGBTI désigne « lesbiennes, gays, bisexuel-le-s, Trans, Intersexes ».
(2) Gabriel Laumosne est secrétaire de la section Yvette-CEA du PCF
mars 30, 2018

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