Les éboueurs du SIOM sont en grève

SEPUR, c’est pas pur !

Depuis le 1er novembre, les éboueurs du SIOM sont en grève. Pourquoi ?

Le SIOM (Syndicat Intercommunal des Ordures Ménagères) regroupe 21 communes de l’agglomération Paris-Saclay et des Yvelines. Il est dirigé par Jean-François Vigier, maire de Bures-sur-Yvette. Il confie, dans le cadre d’une délégation de service public, le ramassage des ordures et leur recyclage à des opérateurs spécialisés. Il produit aussi de l’électricité et de l’eau chaude pour Les Ulis et la zone de Courtabeuf.

Le SIOM a choisi un nouveau délégataire depuis le 1er novembre, la société SEPUR.

SEPUR, entreprise de choc, est dirigée par une équipe décidée à s’implanter sur le marché en cassant les prix, au détriment de ses salariés. Ils ont une réputation désastreuse parmi les salariés du secteur, cette entreprise étant habituée à décourager les travailleurs qu’elle reprend quand elle emporte un nouveau contrat (perte des primes, diminution ou suppression du 13ème mois, annualisation du temps  de travail, conditions de travail déplorables, fin de la représentation des salariés sur le site, etc.) ; ce qui lui permet de réembaucher d’autres salariés payés au lance-pierres ou intérimaires.

Les 90 salariés titulaires du site de Villejust refusent en bloc de voir leurs conditions de vie et de travail détériorées par un simple appel d’offre remporté par un opérateur privé aux méthodes de management douteuses, comme SEPUR. Ils sont décidés à refuser ce transfert dans les conditions qui leur sont imposées et à se battre jusqu’à obtenir que le SIOM renonce à ce délégataire.

Visiblement, SEPUR cherche à contourner la grève en faisant assurer le ramassage par des camions venant d’autres agences de l’entreprise. Mais le SIOM risque de ne pas apprécier que les déchets ne soient pas ramenés à Villejust pour être incinérés pour le chauffage urbain des Ulis. C’est une source de revenus importante pour le SIOM.

Et n’oublions pas que l’autre variable d’ajustement dans ce conflit, c’est la qualité du service assuré aux habitants, le nombre de passages de ramassage par semaine étant un des critères de cette qualité…

Ce conflit difficile est exemplaire du nouveau climat créé dans les entreprises par les lois Macron /LREM : précarisation des salariés, attaques contre les salaires et les droits des travailleurs. Interrogez vos élus au SIOM sur leur attitude dans ce conflit, montrez votre solidarité avec les grévistes du SIOM de Villejust, apportez-leur votre soutien.

novembre 2, 2018

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