• De nouvelles pièces au débat(3 liens) sur l’antisionisme :

    Une tribune d’un membre de l’UJFP :
    Simon, juif, antisioniste et gilet jaune
    http://www.ujfp.org/spip.php?article6975

    Une page débat dans l’Humanité :

    https://www.humanite.fr/une-polemique-entretenue-pourquoi-ces-tentatives-dassimiler-lantisionisme-lantisemitisme-668536 :

    Henriette Zoughebi Ancienne vice-présidente PCF de la région Île-de-France en charge des lycées, Ernestine Ronai Présidente de l’Observatoire de Seine-Saint-Denis des violences envers les femmes
    Refusons les amalgames

    Michel Sparagano Professeur de philosophie
    Albert Camus revient!

    Serge Grossvak Juif Autrement Yid
    Juif je suis et gilet jaune

    Une tribune dans Libération :
    https://www.liberation.fr/debats/2019/02/28/l-antisionisme-est-une-opinion-pas-un-crime_1712216
    Tribune.
    Le texte :
    ” Monsieur le Président, vous avez récemment déclaré votre intention de criminaliser l’antisionisme. Vous avez fait cette déclaration après en avoir discuté au téléphone avec Benyamin Nétanyahou, juste avant de vous rendre au dîner du Crif.

    Monsieur le Président, vous n’êtes pas sans savoir que la Constitution de la République énonce en son article 4 que «la loi garantit les expressions pluralistes des opinions.» Or, l’antisionisme est une opinion, un courant de pensée né parmi les juifs européens au moment où le nationalisme juif prenait son essor. Il s’oppose à l’idéologie sioniste qui préconisait (et préconise toujours) l’installation des juifs du monde en Palestine, aujourd’hui Israël.

    L’argument essentiel de l’antisionisme était (et est toujours) que la Palestine n’a jamais été une terre vide d’habitants qu’un «peuple sans terre» serait libre de coloniser du fait de la promesse divine qui lui en aurait été donnée, mais un pays peuplé par des habitants bien réels pour lesquels le sionisme allait bientôt être synonyme d’exode, de spoliation et de négation de tous leurs droits. Les antisionistes étaient, et sont toujours, des anticolonialistes. Leur interdire de s’exprimer en prenant prétexte du fait que des racistes se servent de cette appellation pour camoufler leur antisémitisme, est absurde.

    Monsieur le Président, nous tenons à ce que les Français juifs puissent rester en France, qu’ils s’y sentent en sécurité, et que leur liberté d’expression et de pensée y soit respectée dans sa pluralité. L’ignominie des actes antisémites qui se multiplient ravive le traumatisme et l’effroi de la violence inouïe dont leurs parents ont eu à souffrir de la part d’un Etat français et d’une société française qui ont largement collaboré avec leurs bourreaux. Nous attendons donc de vous que vous déployiez d’importants moyens d’éducation, et que les auteurs de ces actes soient sévèrement punis. Mais nous ne voulons certainement pas que vous livriez les juifs de France et leur mémoire à l’extrême droite israélienne, comme vous le faites en affichant ostensiblement votre proximité avec le sinistre «Bibi» et ses amis français.

    C’est pourquoi nous tenons à vous faire savoir que nous sommes antisionistes, ou que certains de nos meilleurs amis se déclarent comme tels. Nous éprouvons du respect et de l’admiration pour ces militants des droits humains et du droit international qui, en France, en Israël et partout dans le monde, luttent courageusement et dénoncent les exactions intolérables que les sionistes les plus acharnés font subir aux Palestiniens. Beaucoup de ces militants se disent antisionistes car le sionisme a prouvé que lorsque sa logique colonisatrice est poussée à l’extrême, comme c’est le cas aujourd’hui, il n’est bon ni pour les juifs du monde, ni pour les Israéliens, ni pour les Palestiniens.

    Monsieur le Président, nous sommes des citoyens français respectueux des lois de la République, mais si vous faites adopter une loi contre l’antisionisme, ou si vous adoptez officiellement une définition erronée de l’antisionisme qui permettrait de légiférer contre lui, sachez que nous enfreindrons cette loi inique par nos propos, par nos écrits, par nos œuvres artistiques et par nos actes de solidarité. Et si vous tenez à nous poursuivre, à nous faire taire, ou même à nous embastiller pour cela, eh bien, vous pourrez venir nous chercher.”

  • La presse de gauche israélienne critique fortement la politique de Netanyahu. Est-elle anti sioniste ? Non. Revendiquer le droit à l’anti sionisme au prétexte qu’être anti sioniste revient simplement à critiquer la politique israélienne est soit une erreur d’interprétation du mot “sioniste”, soit une grande malhonnêteté. Etre sioniste, depuis la création de ce mouvement par Theodore Herzl en 1889, c’est être pour l’existence d’un Etat juif en Palestine, berceau historique du peuple juif, au côté d’un Etat palestinien. Etre anti sioniste, c’est donc être contre l’existence de cet Etat. Les mots ont un sens. Il est malhonnête de les dévoyer. Quoique goy pur porc, je déteste la politique de Netanyahu, mais ne suis pas anti sioniste pour autant. Et que l’on ne vienne pas me dire que vivre sous l’autorité des islamo fascistes du Hamas est plus cool que de vivre en Israël, même quand on est arabe.

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