LAURENT PIETRASZEWSKI, LE « DIALOGUE SOCIAL » MADE IN AUCHAN (L’Humanité)

Mercredi, 18 Décembre, 2019 Lola Ruscio

Le  portrait de  Laurent Pietraszewski, nouveau secrétaire d’état en charge des retraites auprès d’Agnès Buzyn paru dans l’Humanité du 4 août 2017. 

Le rapporteur LREM du projet de loi de « renforcement du dialogue social » n’a pas toujours appliqué ce leitmotiv quand il était chez Auchan. 

Laurent Pietraszewski a vite été propulsé sous le feu des projecteurs. À peine élu dans le Nord, ce macroniste, vierge jusque-là de tout mandat politique, a été nommé rapporteur du projet de loi d’habilitation pour réformer par ordonnances le Code du travail, premier gros chantier législatif du quinquennat. Cet élu coche toutes les cases pour mener rondement cette tâche : ex-cadre au sein des hypermarchés Auchan depuis 1990, il travaillait dans le département des ressources humaines, où il s’occupait de « gestion de carrières et (d’)évaluation professionnelle ». Auparavant, il était responsable des ressources humaines au sein de sites de l’enseigne de la richissime famille Mulliez.

Un DRH dans la droite ligne de sa direction

Le fameux « dialogue social », particulièrement broyé dans la grande distribution au détriment des salariés, le député l’a expérimenté de près. Il en connaît même un rayon.

Un conflit social a marqué ses débuts. En 2002, alors responsable des ressources humaines de l’hypermarché de Béthune (Pas-de-Calais), une salariée syndiquée CFDT est mise à pied à titre conservatoire par la direction, pour une « erreur de commande de 80 centimes d’euro et un pain au chocolat cramé donné à une personne », se rappelle Guy Palatine, délégué syndical central CFDT. « Une décision violente et démesurée, même en admettant que la faute a été commise, ce qui n’a jamais été prouvé », développe-t-il, avant d’ajouter : « C’est parti loin, ma collègue avait été convoquée au commissariat et placée en garde à vue. »

Le syndicat avait mobilisé ses troupes pour la défendre bec et ongles. Dans la droite ligne de la direction, Laurent Pietraszewski a prononcé une mise à pied disciplinaire à l’encontre de l’employée. Une sanction sévère entraînant, de facto, une baisse de salaire et une dispense de venir travailler dans l’entreprise. « Mon rôle a été d’examiner des éléments objectifs, assume le député contacté par l’Humanité. Après avoir sollicité l’inspection du travail, j’ai pris cette décision. La collaboratrice ne l’a pas contesté aux prud’hommes. »

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décembre 19, 2019