Billet d’humeur de Jean Cassio

Histoire d’eau

En juillet Mr Hulot prend l’eau
Ou le large
C’est un seau d’eau sur la tête à Mic-Macron
C’est alors qu’il sort du chapeau
Une amélioration de l’impôt
La fameuse retenue à la source
Entre temps c’est la sècheresse
Les arrosoirs n’ont plus d’eau
Mais à la bourse les liquidités
Ressourcent les dividendes
On vide les verres
Et on remplit sa bourse
Coup de théâtre après avoir découvert
L’Amérique
Le ministre de l’intérieur retourne
A la Lyonnaise des eaux
Ce n’est pas un coup d’épée dans l’eau
C’est une eaubaine

Même Zorro le défenseur des pauvres
Et des eaux primées
N’en est pas revenu
A cause de la fameuse retenue
Il y a de quoi manger son chapeau
La Fontaine me le disait
Tu mets un peu trop de vin dans ton eau
Non, ce n’est pas une fable
Mais un conte de faits
Si on me dit que le gouvernement prend l’eau
Je la rationne

Mais peut-être avec tous ces départs
Est-ce une affaire d’eaux usées
Je ne veux pas en abuser
Notre pays mérite mieux
Arrosons les plantes saines
De l’action, de la contestation
Abreuvons nos sillons d’eau pure
Donnons au travail sa ration
Abolissons le chômage
Donnons l’espoir à notre Nation.

Ce texte peut parvenir à d’autres lecteurs n’hésitez pas, les droits d’eauteur sont offerts

Par Jean Cassieau.
4 octobre 1heure 46
 

 J’ai peur du monde qui arrive. 

 

J’ai peur du monde qui arrive. Des hommes dans les rues pourchassent d’autres hommes, la certitude contre leur désespoir. Leur haine contre une différence, la violence contre leurs mains nues. Désordre dans le monde, lente agonie du monde ancien. La richesse contre la pauvreté et le combat des pauvres contre les pauvres. Flamboiement des nouvelles technologies sur lesquelles veillent les détenteurs du pouvoir. La tranquille progression des bourses internationales.

J’ai peur du monde qui arrive. L’enfant sur le radeau qui n’arrivera nulle part, l’adulte désarmé au creux de cette mer, la femme silencieuse porteuse d’une mort annoncée. Le massacre se perpétue et les images nous écrasent, le journaliste nous informe avec des mots ripolinés, nous sommes des voyeurs, nos consciences acceptent, l’habitude est mortifère. Pourquoi, quand la nature fait trembler la terre, quand l’ouragan, les inondations, les incendies provoquent cet élan de solidarité, pourquoi ne pouvons-nous pas répondre aux malheurs des hommes et mettre nos additions, nos pourcentages, nos équilibres budgétaires, cette course aux profits au service des besoins des hommes. Quel est le coût d’un avion de combat, quel est le coût d’un navire atomique quel est le coût de cette volonté de puissance des pays qui depuis des siècles donne la puissance à quelques-uns et la servitude à la terre entière ? Vous qui dans les paradis fiscaux mettez vos fortunes à l’abri et nous laissez des abris de fortune, vous les premiers de cordées qui entraînez les premiers de corvées ?

J’ai peur du monde qui arrive. La peur n’évite pas le danger aussi ne dispersons pas nos forces car comme a dit Aragon dans une autre période : “Quand les blés sont sous la grêle fou qui fait le délicat” J’ai l’âge où l’espoir s’amenuise, la lutte contre l’injustice nous rend plus humains alors je continue.

 

                  PS :  FETE DE L’HUMANITE LE  14/15/16 SEPTEMBRE

 

 

                  

Jean Cassio
3 septembre 2018

Lettre ouverte à Mr Cédric Villani

            Monsieur le Député de la Nation,
            Je suis surpris, étonné même, que votre mouvement, qui n’est pas un parti, soit aussi silencieux. Pourquoi ne pas donner votre point de vue sur une affaire qui n’est pas ténébreuse*, mais éclaire d’un drôle d’éclat cette” République exemplaire” ?
                                    Bon appétit Messieurs
                                    Ô députés intègres
                                    Conseillers vertueux!
                                    Voilà votre façon
                                    De servir, serviteurs silencieux
                                    D’un fait-divers honteux.
            On ne vous demande pas de prendre le Pont d’Arcole, même si ce Général est devenu Empereur, mais de donner un point de vue au-delà du thème convenu qu’en haut lieu on impose. Quel exemple, vous, qui n’êtes ni de droite ni de gauche, de faire l’unanimité Droite et Gauche. Cette situation rend le citoyen perplexe pour le moins et ne lui donne pas de la Démocratie un bel exemple. Le Président ne veut voir qu’une tête, mais faîtes marcher la vôtre, (sans jeu de mots) pour donner votre appréciation, même si elle diffère d’un Président monarque, qui règne déjà sur une démocratie affaiblie.
            Députés de la Nation (LREM) leurs interventions montrent de l’embarras et devraient commencer par: “Je vais vous mentir” qui serait un hommage rendu à la vérité.
            Vous qui avez la médaille Fields qu’attendez-vous en ce moment que 2+2 ne fassent plus quatre ?
            Mon propos à 3 heures du matin laisse la lune indifférente mais je vous suis toujours reconnaissant de vos interventions en faveur de “l’Affaire Audin”
            Je vous salue respectueusement,
           Uun électeur qui n’a voté ni pour EM ni pour vous.
            Je reste un citoyen lucide et conscient.
Jean Cassio
30 juillet 2018

Quelques réflexions sur la Coupe du monde.

Il est vrai qu’il captive et réveille les passions, personne ne peut le nier. Dans la Rome antique Juvénal pouvait écrire que les préoccupations des romains étaient: “le pain et les jeux.” Dans nôtre société le pain est assuré par des associations, voir les Resto du Coeur qui dans les années 1985/86 distribuaient huit millions et demi de repas et en 2016/17, 136 millions. D’autre part le football est un business fort lucratif et les sommes qui se déplacent peuvent décourager le smicard qui doit travailler plusieurs années à 20.000 euros pour le salaire mensuel d’un homme à crampons, pour mémoire MBappé 1 million et demi, donc il faudra 75ans pour le travailleur payé au smic, je crois que la retraite est fixée à 62 ans.
On peut se congratuler, klaxonner en coeur, vibrer d’une joie commune, être black blanc beur mais les actes raciste restent bien présents. Le sport comme soupape de sécurité, sans compter les hoolligans et leur violence. Le sport devient une diversion pour oublier momentanément les difficultés, le chômage,la profonde fracture de notre société de plus en plus inégalitaire peut-être Marx aurait dit :” Un opium » C’est une foule comme ça que je voudrais voir dans les manifs et que la conscience sociale soit à la hauteur de la conscience sportive. Lénine disait:” Il faut rêver ».

Un fidèle de l’Huma. Jean Cassio 13/07/2018